lundi 3 mai 2010

Gustav Adolf Mossa, musée Félicien Rops


Elle, Gustav Adolf Mossa


Ce dimanche, j'ai pu découvrir l'incroyable exposition sur le peintre et illustrateur symboliste Gustav Adolf Mossa. Il a peint de manière prolifique pendant 15 ans, et commença même à obtenir une petite renommée. Mais à partir de 1818, il décide d'occulter son travail, le cachant au fond des reserves du musée où il travaille comme conservateur. C'est seulement après sa mort en 1971 qu'on retrouve son oeuvre.
Ses peintures et illustrations, sont d'abord symbolistes, influencées par les écrits de Baudelaire, les bijoux de Lalique et les thèmes de Gustave Moreau. C'est seulement après son passage en belgique en 1911 qu'il est de plus en plus intéressé par les primitifs flamands et laisse tomber le symbolisme.
Les femmes de Mossa sont cruelles, femmes fatales, et profondément belles. Elles sèment la souffrance et la mort parmi les hommes, comme "Elle", qui trône en haut d'une montagne de cadavres masculins, des traces de mains ensanglantées sur ses cuisses, des corbeaux dans les cheveux, et son regard au fond de votre âme. Les hommes sont presque toujours faibles, perdus, et blessés, comme Pierrot dans "Pierrot s'en va", qui se poignarde après que Colombine s'en aille avec un autre homme plus vieux. Peu de ces oeuvres proposent une femme plus douce, comme dans "Sappho", où un couple d'amoureuses s'enlacent délicatement, le regard tendre.
Le travail de Mossa regorge de références littéraires et mythologiques et d'esthétique art nouveau. Cela mérite tellement d'être approfondi que, si vous êtes de passage en belgique avant le 16 mai, vous devriez faire un détour par le Musée Félicien Rops où l'oeuvre est exposée. Sinon, vous devrez trouver une des rares monographies en français (inexistante en anglais).


This sunday, I went to Gustav Adolf Mossa's exhibition, which was totally amazing. He painted a lot for 15 years, and began quite famous. But after 1918, he decided not to show his work anymore. He secretely hid his drawings and paintings in the museum where he worked, and it is only after he died, in 1971, that they were found again.
His paintings were at first symbolist, influenced by Baudelaire writings, Lalique jewellery, and Gustave Moreau. Then, after steping by in belgium in 1911, he grew more and more interested by flemish primitives.
Mossa's women are cruel, femmes fatales, and beautiful. They create suffering and death among men, like "she", who sits on top of death men bodies, bloody hands on her tigh, crows in her hair, her eyes into yours. Men are almost always weak, and lost, and hurt, like Pierrot in "Pierrot s'en va"who stab himself when Colombine, his lover, goes away with an older man. Very few artworks introduce a softer woman, like in "Sappho", where two women lovers hug, their eyes full of love.
Mossa's work is full of literary and mythological references and art nouveau aestetics. It is so interesting that if you come to belgium before may 16th, you should take a look. And if you don't, you'll have to wait that someone publish a monography!

Pierrot s'en va, Gustav Adolf Mossa


Dalila s'amuse, Gustav Adolf Mossa


Sappho, Gustav Adolf Mossa



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