mercredi 26 mai 2010

Terry Richardson we love you!



Beaucoup d'encre coule au visage de Terry Richardson pour l'instant. Ici Un lien sur les posts de Tavi Gevinson à ce sujet, pour faire court et pour résumer les arguments anti-Richardson.
Pour ma part, je suis fan depuis la première photo que j'ai découverte. Il s'agissait d'une pub Sisley où il courait nu et en érection sur la plage, main dans la main avec une mannequin en petite culotte. Récriminée bien sûr par les féministes de tous horizons.
Or, être féministe ne veut pas dire rejeter toute forme d'érotisme imaginée par un homme. Etre féministe, c'est savoir qu'on vit dans une société mysogine, et ne pas s'encombrer d'étiquettes, surtout pas de celle d'"objet". C'est en traitant les modèles de Richardson d'objet qu'on les objectise. Moi, dans ses photos, je ne vois pas d'objet. Je vois des femmes souriantes qui ne revêtent pas photoshop en guise de vêtement. Des femmes libres, désinhibées, qui ne s'excusent pas de leur sexualité, dans un patriarcat où on leur a si souvent interdit de la montrer.
Certains de ses univers me rappellent même Diane Arbus, où les étrangetés sont magnifiées. Terry Richardson ne dénude pas par perversité mais par amour de la femme, car que peuvent exprimer ces photos qu'il a prises de sa mère si ce n'est un amour libre et absolu?



A lot has been written on Terry Richardson lately. Here A link on Tavi Gevinson's posts on the subject to make short and summarize anti-Richardson case.
I have been a huge fan of Richardson since the first photo I saw. It was an ad for Sisley where he was running naked on the beach, holding the hand of a half naked female-model. Of course, feminists were against it.
But being a feminist doesn't mean to reject every eroticism imagined by a man. Being feminist is knowing we live in a mysoginic world and not labelling ourselves, and above all, not giving us the "object" label. It's by calling Terry Richardson's models "objects" that they become so. Personally, I don't see any object in those photos. I see smiling women, that don't wear photoshop's clothes. Free and desinhibit women, that don't apologize for their sexuality in a patriarchy where they are so often forbidden to show it.
Some pics even make me think of Diane Arbus, where freaks are magnified. Terry Richardson doesn't strip by perversity, but by love, because what else could those pics of his mom be but free and total love?


Photos from Terry Richardson's website

lundi 17 mai 2010

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dimanche 16 mai 2010

Some new books I bought






                   

Beautiful People


Ce livre à la fois incroyable et dérangeant dépeint l'évolution du monde de la mode de la seconde moitié du 20e siècle à travers le parcours de Yves Saint Laurent et Karl Lagerfeld. C'est un livre qui veut créer un mythe, mais aussi faire pleurer dans les chaumières. On y voit un Yves Saint Laurent génie maniaco dépressif, pleurnichard et pathétique. Il est présenté comme une apothéose de talent, icare de sa propre folie, dont les ailes fondent au début des années 80. Karl Lagerfeld est quant à lui dépeint comme un personnage rigide, dont le seul talent est s capacité incroyable de travail, ce qui lui permet d'égaler St Laurent après 30 années de dur labeur. L'auteur insinue également qu'il refoule une enfance plus pauvre et moins majestueuse qu'il ne le présente.
Peu m'importe ces tergiversations concernant la véracité ou non des dires concernant son histoire et sa soi-disant jalousie à propos de Saint Laurent. A quoi bon? Je trouve que certains passages du texte visant à prendre les protagonistes en pitié sont très déplacés. Il ne m'intéresse pas de prendre YSL en pitié, il a eu l'occasion de mener sa vie, il a fait ses choix. Il ne m'intéresse pas de prendre Karl Lagerfeld en pitié non plus. Je veux le voir comme un guide et un exemple. La seule chose qu'il m'intéresse vraiment de retenir est l'incroyable volonté de Karl Lagerfeld, sa soif d'apprendre, de savoir, s disponibilité, son talent. Tout cela force le respect, et le fait compter parmi ces personnes que j'admire et que j'aimerais tant rencontrer un jour.
Après 5 ans de recherches, l'auteur aurait peut-être pu sentir que le monde de la mode est fit d'apparences, et qu'il n'est pas nécessairement pertinent de soulever le voile des coulisses. Peu importe l'endroit d'où viennent les acteurs, seul importe le spectacle...




This book incredible but yet disturbing is about evolution of the world of fashion during the second half of the 20th century through the career of Yves Saint Laurent and Karl Lagerfeld.
This book aims to create a myth, but also to raise empathy towards the "characters". Yves saint Laurent is pictured as a manic depressive, whimpery and pathetic genius, icarus of his own madness, whose wing melted in the beginning of the 80's. As for Karl Lagerfeld, he is presented as a stiff person whose only talent was his amazing work commitement, which allows him to reach St Laurent's shine after 30 years of hard work. The author also suggests that Lagerfeld drives back a childwood that didn't was exactely as rich and majestuous as he likes to say.
I don't care about those prevarications on the truth or untruth of his childhood stories, neither on his so-called jalousy on St Laurent. I mean, is it worth it? Some stories of that book trying to get pity from the reader are really misplaced. I'm not feeling like getting sorry for YSL, he got the chance to have his life, and he made his choices. And I'm not interested in feeling sorry for Karl Lagerfeld neither,I want to see him as a guide and an example. The only thing I really want to remember is the incredible will of Karl Lagerfeld, his eager to learn, to know, his availability and, above all, his talent. He is among those persons who I truly admire and who I wish I could meet one day.
I think that after 5 years of research, the author should have felt that fashion world is made of appearances and that it is not necessarily relevant to show what's behind the curtains. No matter where the performers come from, all that matters is the show...

lundi 3 mai 2010

Gustav Adolf Mossa, musée Félicien Rops


Elle, Gustav Adolf Mossa


Ce dimanche, j'ai pu découvrir l'incroyable exposition sur le peintre et illustrateur symboliste Gustav Adolf Mossa. Il a peint de manière prolifique pendant 15 ans, et commença même à obtenir une petite renommée. Mais à partir de 1818, il décide d'occulter son travail, le cachant au fond des reserves du musée où il travaille comme conservateur. C'est seulement après sa mort en 1971 qu'on retrouve son oeuvre.
Ses peintures et illustrations, sont d'abord symbolistes, influencées par les écrits de Baudelaire, les bijoux de Lalique et les thèmes de Gustave Moreau. C'est seulement après son passage en belgique en 1911 qu'il est de plus en plus intéressé par les primitifs flamands et laisse tomber le symbolisme.
Les femmes de Mossa sont cruelles, femmes fatales, et profondément belles. Elles sèment la souffrance et la mort parmi les hommes, comme "Elle", qui trône en haut d'une montagne de cadavres masculins, des traces de mains ensanglantées sur ses cuisses, des corbeaux dans les cheveux, et son regard au fond de votre âme. Les hommes sont presque toujours faibles, perdus, et blessés, comme Pierrot dans "Pierrot s'en va", qui se poignarde après que Colombine s'en aille avec un autre homme plus vieux. Peu de ces oeuvres proposent une femme plus douce, comme dans "Sappho", où un couple d'amoureuses s'enlacent délicatement, le regard tendre.
Le travail de Mossa regorge de références littéraires et mythologiques et d'esthétique art nouveau. Cela mérite tellement d'être approfondi que, si vous êtes de passage en belgique avant le 16 mai, vous devriez faire un détour par le Musée Félicien Rops où l'oeuvre est exposée. Sinon, vous devrez trouver une des rares monographies en français (inexistante en anglais).


This sunday, I went to Gustav Adolf Mossa's exhibition, which was totally amazing. He painted a lot for 15 years, and began quite famous. But after 1918, he decided not to show his work anymore. He secretely hid his drawings and paintings in the museum where he worked, and it is only after he died, in 1971, that they were found again.
His paintings were at first symbolist, influenced by Baudelaire writings, Lalique jewellery, and Gustave Moreau. Then, after steping by in belgium in 1911, he grew more and more interested by flemish primitives.
Mossa's women are cruel, femmes fatales, and beautiful. They create suffering and death among men, like "she", who sits on top of death men bodies, bloody hands on her tigh, crows in her hair, her eyes into yours. Men are almost always weak, and lost, and hurt, like Pierrot in "Pierrot s'en va"who stab himself when Colombine, his lover, goes away with an older man. Very few artworks introduce a softer woman, like in "Sappho", where two women lovers hug, their eyes full of love.
Mossa's work is full of literary and mythological references and art nouveau aestetics. It is so interesting that if you come to belgium before may 16th, you should take a look. And if you don't, you'll have to wait that someone publish a monography!

Pierrot s'en va, Gustav Adolf Mossa


Dalila s'amuse, Gustav Adolf Mossa


Sappho, Gustav Adolf Mossa